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Deux nouvelles usines de chanvre prévues dans les Landes d’ici 2028 : un ancien surfeur à l’origine du projet

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Gamme de produits alimentaires à base de chanvre — © Vincent Lartizien

À Saint-Geours-de-Maremne, dans les Landes, l’entreprise Les Chanvres de l’Atlantique prépare la construction de deux nouvelles unités industrielles à l’horizon 2028. Fondée en 2015 par Vincent Lartizien, ancien surfeur professionnel, la société souhaite développer une filière française du chanvre destinée notamment à l’alimentation, au textile et à la construction. Elle transforme actuellement environ 120 tonnes de chanvre par an et ambitionne désormais de changer d’échelle, avec un objectif de 1 000 hectares supplémentaires de culture.

Un ancien surfeur professionnel devenu entrepreneur dans les Landes

C’est à Hawaï, pendant sa carrière de surfeur professionnel, que Vincent Lartizien découvre les possibilités offertes par le chanvre. Ancien pratiquant de freewindsurf et pionnier du surf tracté en France, il décide de se reconvertir dans l’agriculture après son retour dans les Landes. En 2015, il fonde Les Chanvres de l’Atlantique avec le soutien financier de son ancien sponsor Rip Curl. Son objectif est de reconstruire une filière française capable de cultiver, transformer et commercialiser cette plante aux multiples applications. « Le chanvre répond aux quatre besoins fondamentaux de l’humanité : se nourrir, se soigner, se loger et s’habiller », explique l’entrepreneur.

Une entreprise qui transforme déjà 120 tonnes de chanvre par an

Installée à Saint-Geours-de-Maremne, l’entreprise emploie aujourd’hui dix salariés, travaille avec une vingtaine d’agriculteurs partenaires et réalise un chiffre d’affaires d’environ un million d’euros. Elle transforme près de 120 tonnes de chanvre chaque année et commercialise, sous sa marque Nunti-Sunya, des huiles, des graines décortiquées, des farines et des compléments alimentaires. Plusieurs collaborations locales permettent également de développer des applications dans la cosmétique avec ART&COS, le textile avec FMS, le mobilier avec API’UP ou encore le miel au chanvre avec API MELLONA. Le chanvre a également été introduit dans les cantines de 34 collèges landais, à travers une trentaine de recettes.

Deux nouvelles unités industrielles attendues en 2028

Les Chanvres de l’Atlantique disposent déjà d’une première usine consacrée au traitement des graines, construite en béton de chanvre. Deux nouvelles installations doivent compléter ce site d’ici 2028. La première sera dédiée au défibrage, une opération permettant de séparer les fibres utilisées notamment dans le textile de la chènevotte, partie intérieure de la tige destinée entre autres à la construction. Selon l’entreprise, cette unité serait la première en France entièrement conçue pour transformer spécifiquement le chanvre. La seconde installation permettra de fabriquer des blocs préfabriqués de béton de chanvre, grâce à des procédés industriels développés en partie par la société.

Un objectif de 1 000 hectares supplémentaires de culture

Pour accompagner cette montée en puissance, Vincent Lartizien souhaite développer les surfaces agricoles consacrées au chanvre, avec un objectif de 1 000 hectares supplémentaires. L’entreprise mise notamment sur les perspectives offertes par les matériaux de construction biosourcés. Une étude réalisée en 2026 par Vertical Sea pour Les Chanvres de l’Atlantique estime qu’une solution en béton de chanvre pourrait compenser son surcoût initial en moins d’un an grâce aux économies d’énergie, avec un coût global près de quinze fois inférieur sur quarante ans. Ces résultats, issus d’une étude commandée par l’entreprise, restent toutefois liés aux hypothèses retenues. Avec ses nouvelles installations, la société entend renforcer la transformation locale et développer les débouchés industriels du chanvre français.

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