Environnement

Les agriculteurs du Sud-Ouest échappent aux restrictions de prélèvements d’eau

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Le mardi 25 mai, la cour administrative d’appel de Bordeaux a rendu son verdict concernant les plafonnements de prélèvements d’eau pour les agriculteurs du Sud-Ouest. Un verdict qui soulage ces derniers.

Le 30 mars dernier, on ne comptait pas moins de 1200 agriculteurs venus manifester dans les rues de Mont-Marsan. La raison ? Une décision du tribunal de Pau qui imposait aux agriculteurs du Sud-ouest, un plafonnement des prélèvements d’eau suite à la demande d’associations de défense de l’environnement. Mais ce mardi 25 mai, la cour administrative d’appel de Bordeaux est revenue sur le dossier et a annulé ces plafonnements qui aurait eu « des conséquences difficilement réparable ». La cour d’appel a aussi jugé que la décision du tribunal de Pau aurait mené à une « impossibilité de mise en œuvre » en raison de la difficulté à prévoir les résultats de ces plafonnements. Celui-ci aurait été suivi d’une annulation des autorisations de prélèvement d’eau à partir de 2022. Comme l’explique le site Internet Terre-net, pour ces milliers d’agriculteurs qui étaient venus de tout le Sud-ouest en compagnie de Christiane Lambert, présidente de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), ces plafonnements auraient eu de lourdes conséquences économiques pour eux. En effet, ils avaient indiqué que cette restriction d’irrigation de leurs récoltes aurait limité leurs récoltes de « 30 à 50 % ». Inenvisageable pour ces agriculteurs, le syndicat Irrigadour et la ministre de la transition écologique avaient fait appel pour revoir cette décision.

Des avis contrastés

Cette décision de la cour administrative d’appel de Bordeaux a donc fait des heureux et des malheureux. Dans le premier camp, on retrouve évidemment le président d’Irrigadour, Jean-Luc Capes qui a qualifié ces plafonnements « ingérables et inapplicables pour 2021 ». Si les conditions de l’irrigation après 2022 n’ont pas été évoquées, Jean Capes s’est voulu optimiste « pas une guerre de l’eau mais gestion de l’eau entre tous les acteurs, et qui tient les débits ».

Dans le deuxième camp, on retrouve les associations de défense de l’environnement qui avaient saisi le tribunal de Pau à l’image de l’association Sepanso-Landes qui a exprimé sa déception mais aussi sa volonté de continuer de suivre l’affaire de près, notamment sur les justifications d’irrigation des agriculteurs « Cela prouve surtout une mal-administration […]. Le dossier prendra des années, mais il évoluera. Quand il y a moins d’eau, il faut la partager » a réagi le président de l’association, Georges Cingal.

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